Medaille de Saint Bénoît

Étapes De l'Histoire De La Communauté

Au XIX s. La communauté de Notre-Dame de Bellaigue se rattache à l’œuvre de Dom Jean-Baptiste Muard, fondateur de l’abbaye de la Pierre-qui-vire, et de Dom Romain Banquet, fondateur de l’abbaye Saint-Benoît d’En-Calcat.

Dom Jean-Baptiste Muard (1809-1854), prêtre du diocèse de Sens, est tout d’abord attiré par les missions lointaines et le désir du martyre mais Dieu lui dévoile progressivement sa véritable vocation. En 1839, à Avallon, il reçoit la grâce d’une apparition du Sacré-Cœur qui le confirme dans son idéal de sainteté et de dévouement au salut des âmes, à l’exemple de S. François-Régis.

Dans ce but il œuvre aux missions paroissiales dans le diocèse de Sens et fonde en 1842 à Pontigny une communauté de prêtres auxiliaires. Il en demeure cependant insatisfait et cherche une voie plus parfaite vers la sainteté.

En 1845 suite à de nouvelles révélations et lumières spirituelles il conçoit le projet d’une communauté religieuse consacrée à la vie contemplative et à la prédication, dans une séparation totale du monde.



Dom Jean-Baptiste Muard Dom Romain Banquet
Dom Jean-Baptiste Muard
Dom Romain Banquet.............


A la recherche d’une tradition religieuse correspondant à ses aspirations, il découvre à Subiaco la Règle de saint Benoît, à laquelle il se forme, d’abord sur place, auprès de Dom de Fazy, puis chez les trappistes d’Aiguebelle, auprès de Dom Orcise (1849), après quoi il fonde un monastère en 1850 au lieu dit la Pierre-qui-vire, dans le diocèse de Sens.

En 1859, par ordre du Bienheureux Pie IX, le monastère de la Pierre-qui-vire est rattaché à la Congrégation bénédictine cassinaise de la primitive observance (dite congrégation de Subiaco), dont il constitue la province de France.

Dom Romain Banquet (1840-1929) entre à la Pierre-qui-vire en 1863 (neuf ans après la mort du RP Muard). Ordonné prêtre en 1867 il est chargé principalement de prédication de retraites dans les communautés religieuses.

C’est au cours de l’une de ces retraites (1874) qu’il rencontre Mlle Marie Cronier en qui il reconnaît un appel spécial de Dieu. Il en résulte une amitié spirituelle qui doit aboutir à la fondation de l’ « œuvre » : deux monastères jumelés, l’un de moines, l’autre de moniales, spécialement consacrés au Cœur de Jésus, dans l’esprit du RP Muard. Cette « œuvre » doit être caractérisée par l’esprit intérieur et la primauté absolue de la vie contemplative. Au cours des années qui suivent Mademoiselle Marie Cronier est favorisée de révélations du Sacré-Cœur qui lui indiquent les intentions de Dieu sur cette « œuvre ».

En 1888 Dom Romain fonde Saint-Benoît d’En-Calcat dans son village natal à Dourgne, dans le diocèse d’Albi. Mademoiselle Cronier et ses compagnes reçoivent l’habit monastique en 1890 chez les bénédictines du Saint-Sacrement à Paris. Après un temps de formation à Sainte-Cécile de Solesmes auprès de Madame Cécile Bruyère, fille spirituelle de Dom Guéranger, la R.M. Cronier fonde Sainte-Scholastique de Dourgne. Saint-Benoît d’En-Calcat se développe et donne naissance à plusieurs abbayes.

AU XX s. En 1970, alors que la réforme issue du Concile Vatican II ruine les communautés religieuses, Dom Gérard Calvet, moine de l’abbaye de Tournaye, fille d’En-Calcat, vient s’établir, avec l’accord de son Père Abbé, près de la chapelle de la Madeleine, à Bédoin, dans le diocèse d’Avignon. Il y fonde un petit monastère où la Liturgie, les coutumes monastiques et la doctrine sont conformes à la Tradition de l’Église. Appuyé par S.E. Mgr Lefebvre et de nombreux fidèles la communauté connaît un grand développement qui la conduit à se transférer au village du Barroux. La première pierre du nouveau monastère est bénie le 21 mars 1980 par Mgr Ducaud-Bourget, restaurateur de la Liturgie traditionnelle à Saint-Nicolas du Chardonnet.

Le nombre des vocations permet aussi d’envoyer un essaim de quelques moines au Brésil, sous la direction de Dom Thomas Ferreira da Costa, qui fonde le monastère de Santa-Cruz, dans le diocèse de Nova Friburgo.

Après les consécrations épiscopales de 1988, Dom Gérard ayant résolu de rompre avec Mgr Lefebvre et de s’intégrer à la réforme conciliaire, Santa-Cruz cesse toute relation avec le Barroux. Pour la même raison Dom Cyprien fonde le monastère de Notre-Dame de Guadalupe (aux États-Unis) et Dom Laurent Fleichman une communauté de fidèles à Rio de Janeiro.

En 2000, suite aux demandes pressantes Dom Thomas envoie en France Dom Ange pour y fonder un monastère. Une communauté de quatre moines s’établit d’abord à Vérac, près de Bordeaux, dans un prieuré prêté par la Fraternité Saint-Pie X.

En 2001 cette communauté vient s’établir à Bellaigue. Elle compte actuellement 25 membres dont six profès solennels.



Armoiries de Bellaigue